Carnet de route

Ski jaune soleil

Sortie :  vallée de Campan (gîte)* du 23/02/2019

Le 10/04/2019 par mathilde

C’est le printemps !

Cherchons encore quelques plaques de neige à skier du côté de la vallée de Campan les 30 et 31 mars.

 

Dès le trajet du vendredi soir, la fenêtre de la voiture sert de lunette pour étudier le ciel : « Tu vois Orion là ?! Ben tu décales et tu vois le taureau ! » «  Ah oui ! Je vois la queue ! » « Non pas la queue, la tête ! » Voilà comment Nico, fan du Pic du Midi et persuadé d’avoir chopé le gène « astronomie » d’un supposé arrière grand oncle, fait la leçon aux attentifs Yoyo et Domi.

Bref, ciel étoilé = ski bleu le lendemain matin : frais mais pas trop, voûte celeste dégagée toute propre, neige gelée glissante en montée. On est six à s’élancer avec d’autres randonneurs de la neige venus rejoindre la Mongie, direction les Quatre Thermes et le Pic du Contadé.

Très vite, il fait chaud chaud vraiment chaud et il nous tarde de profiter du courant d’air au sommet.

De là, la vue se porte sur le lac de Gréziolles et les lacs de Cloutou, et le Pic de Cloutou, et le Tuhou de Cloutou. (Mais c’est quoi cette langue pyrénéenne!?) Je découvre donc que les Romains adeptes de la crucifixion sont originaires de là, juste en dessous !

 

A la descente, faut s’adapter à la neige changeante : trop molle, trop dure encore, dure dessous et molle dessus, molle dessus et dure dessous…, il y en a pour tous les goûts !

La fin de la descente est propice à un petit cours de ski avec Dominique et Lionel avant de se retrouver sur la neige sale de la station : ski gris !

1100 à 1300 mètres de dénivelé nous ont forcément fait mériter une pause biéro-culturelle à Campan ( comprendre bière + tourte + visite du retable baroque de l’église ) avant la pause cacahuéto-apéritive ( comprendre bières, sangria, cacahuètes et blagues potaches) d’avant dîner.

 

L’hébergement se fait à l’hôtel des deux cols de Ste Marie de Campan, vieil hôtel propre aux allures basques avec sa façade blanche et ses volets rouges. Accueil sympathique et bonne tablée.

 

Le dimanche, avec une heure de sommeil en moins pour cause d’heure d’été, nous partons au fond de la vallée de Payolle, aux cabanes de Camoudiet, pour trouver des plaques de neige au milieu des pâturâges : on commence donc par du ski vert !

Mais très rapidement, après avoir enlevé une couche de vêtement, puis deux, le ski passe au rouge ! Ca cogne ! La crème solaire se dilue dans la transpiration, le sac est trop chaud, la neige est trop blanche, ça pique les yeux de soleil !

A cet inconfort s’ajoute les questionnements répétés du skieur : tu préfères les ascensions progressives à flanc de pente qui te font mal dans la jambe amont à force d’appuyer ? Ou la voie plus raide, en lacets-conversions ? Tu préfères l’ombre ou le soleil ? La neige gelée ou la neige transformée ? Boire maintenant ou plus tard sur le ressaut ? Avancer lentement sans t’arrêter ou t’arrêter souvent mais tracer ? Ne pas être le dernier mais freiner les autres, ou être le tranquille dernier mais celui qu’on attend ?

Ben là, moi, à ce moment, j’essaye juste d’imaginer pouvoir skier en short et en débardeur sans risquer d’attraper un rhume en atteignant le col...

Là, on pose les skis pour grimper au sommet « Soum de Coste Oueillère » (traduction SVP?) où nous cassons la croûte en admirant le Pic de Montfaucon et l’Arbizon, et les couloirs tracés (par des fous) et les randonneurs à ski comme de tout petits points au loin.

De l’autre côté, sur le Néouvielle, nous ne manquons pas de chercher nos copains partis escalader quelque couloir de neige par là-bas. Mais ils sont trop petits ; on les voit pas ! On pense à eux, qui sont peut-être déjà redescendus !

 

La descente,(ah ! La descente!!!) est bonne, quoi que casse-gueule-piégeuse au début avec une neige « inskiable » nous assure Yoyo. Ouf ! Ca nous rassure sur notre style pourri !

Et puis en descendant, ça s’amollit et l’ambiance se détend, et nos jambes aussi, c’est du ski rose, et on voudrait pouvoir filer jusqu’à saint Marie de Campan comme ça, en douceur et en fluidité, facile….. mais Pof ! On est arrêté net par la bouse de vache desséchée de l’été dernier, 50 mètres au dessus de notre véhicule. Ca nous remet les pieds sur terre direct ! Fini le rêve blanc et bon. Faut déchausser, sécher, ranger, se déshabiller, se rhabiller, etc., enfin vous connaissez ce moment où nous nous éparpillons de bon coeur sur 100m2 autour du véhicule.

 

Merci encore aux organisateurs de m’avoir repêchée cinq jours avant le départ pour ces sympathiques moments de ski avec les non moins sympathiques Laurent, Lionel, Serge, Dominique, et Nico le jeune du groupe, le Fourcade local, petit neveu d’un porteur régulier du Pic. (Adressez vous à lui pour plus de précisions, il se fera un plaisir)

Et au plaisir d’une prochaine fois !

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