Les refuges

Pendant des siècles, et en dehors des vallées, la montagne n’était ni parcouru, ni habité en permanence. Seulement quelques audacieux bergers en quête d'alpages d'été, chasseurs de chamois, chercheurs de cristaux se risqueront dans ces zones inconnues au-dessus des forêts en se protégeant dans des abris naturels ou des rudimentaires cabanes de pierres sèches

D'ABORD DES HÔTELLERIES, DES HOSPICES ET DES MONASTÈRES

Seuls les grands axes de communications permettant de traverser les Alpes et les Pyrénées verront pour la sécurité des voyageurs, la construction en altitude d'abris de secours dès l'antiquité. Et à partir de la Renaissance l'édification d'hôtelleries, d'hospices et de monastères au niveau des grands cols : Mont-Cenis, Grand et Petit Saint-Bernard, Simplon...

Dès le milieu du XVIIIe siècle, c'est dans le massif du Mont Blanc que se produisit l'élan décisif qui aboutira en deux siècles à un véritable équipement de la montagne.

 

 

Un temple de la nature

En juin 1741, les Anglais Pocok et Windham visitent la vallée de Chamonix, et vont contribuer à faire connaitre la vallée et ses glaciaires. De nombreux visiteurs suivront, et pour accompagner cette convergence des auberges seront construites aux passages obligés des touristes venus admirés les « sublimes horreurs » : au col de Balme, à la Pierre Pointue, au col de Voza…

C’est au Montenvers, au pied de ce qui deviendra la « Mer de glace » que le premier refuge est construit en 1776, un « Temple de la nature » pour Charles Blair…

Abris intermediaires

Puis c’est le Mont Blanc qui capte toutes les attentions…

Les diverses tentatives d’ascension font apparaître le besoin de disposer sur ses voies d'accès longues et exposées d'abris intermédiaires.

C'est ainsi que Bénédict de Saussure met en place des cabanes rudimentaires au pied de l'Aiguille du Goûter dès 1785, puis aux Grands Mulets en 1786.


En 1853, inauguration de la première cabane des Grands Mulets sur la voie d’ascension depuis Chamonix. C’est le premier refuge sur la route du Mont Blanc, la cabane Saussure n’était qu’un abri précaire… Et l’ascension du plus haut sommet des Alpes va ainsi pouvoir se banaliser… Le Mont Blanc est un attrait économique pour les trois communes de Chamonix, Courmayeur et Saint-Gervais et le refuge est l’équipement indispensable… Courmayeur devra attendre 1876 pour avoir un accès commode avec le refuge Gonella…

Les sociétés sportives

Plus tard après des initiatives dispersés, va succéder l'action plus large et plus collective des sociétés sportives d'alpinistes.

  • En France, un certain nombre d'associations voient le jour après la guerre de 1870, dont le Club Alpins Français en 1874 et la Société des touristes du Dauphiné en 1875. Il va leur appartenir de mener à bien le quadrillage cohérent et généralisé des constructions en montagne.
  • Le Club alpin français, dont le but général est « d'encourager et favoriser la connaissance de la montagne et sa fréquentation individuelle ou collective en toute saison » a inscrit dans ses statuts, parmi les moyens d'action qu'il se donne, « la construction, l'amélioration et l'entretien de refuges, chalets, abris et sentiers ».

Pour lui, en effet, l'existence de tels équipements, à peu près inexistants dans les massifs français, conditionne la possibilité de les parcourir en vue de randonnées ou d'ascensions. Sans ces points de départ, de repos et de sécurité, il est inutile de vouloir développer l'alpinisme et l’accès aux hautes montagnes.

  • Et peu à peu, de construction et rétrocession le CAF deviendra un constructeur et un gestionnaire avisé et reconnu.

 

Refuges bois en "kit"

Les constructions en pierres étaient généralement plus confortables mais il n'était pas toujours évident de trouver les matériaux de construction sur place... et moins encore de les acheminer.

Ce qui pouvait être envisagé pour des morceaux de bois... Ainsi, la préfabrication des refuges en bois, transportés par morceaux pour un montage sur site, s'est développé progressivement. Le chantier peut alors être préparé dans les vallée: les pièces de bois sont dimensionnées pour être transportées à dos d'hommes et de muklets...et le montage est organisé pendant la (courte) période de l'été, propice au chantier sur le site.

La structure des refuges est préfabriquée dans l'atelier de l'ingénieur Ledeuil à Paris. Un refuge en "Kit", véritable innovation pour l'époque.

L'expérience de l'hiver a démontré la solidité de ces refuges en "bois goudronné".

L'arrivé de l'hélicoptère

Pour autant, les refuges en bois sont aussi vulnérables aux intempéries... et aux incendies. Pendant longtemps, les avantages et inconvénients du bois et de la pierre n'ont pas permis de donner une prédominance afirmé à l'une ou l'autre de ces deux techniques.

L'apparition de l'hélicoptère, à la fin des années cinquante, est déterminante... en facilitant le transport des matériaux, dont ceux liés aux nouvelles techniques du bâtiment (armatures métalliques, par exemple). Une nouvelle génération de refuges voit le jour, de plus grande taille et bien plus solides que leurs ancêtres.

Au sortir de la guerre, tout était à refaire

En 1944, au sortir de la guerre la très grandes majorité des refuges est dans un état alarmant faute d’entretien et certain sont pillés ou vandalisés. Au sein de la Commission des travaux en montagne Lucien Devies sera l’artisan de la reconstruction et d’un développement sans pareil...


En 1948, l’Etat transmet au CAF plusieurs refuges qu’il est incapable de gérer convenablement et rachat des refuges italiens maintenant sur le territoire national…

Une construction qui ressemble à rien d'autre

L'édification d'un refuge en haute montagne ne ressemble à rien d'autre : des études préalables poussées, une architecture spécialisée, l'altitude et un climat particulièrement rude freinant les travaux, le temps très court pendant lesquels ceux-ci peuvent être exécutés, l’éloignement des bases nécessitant le transport des matériaux, jadis à dos d’homme, maintenant en hélicoptère, rendent une telle entreprise difficile et onéreuse…

  • Nos anciens avaient travaillé avec leurs seules ressources avant la guerre mais, par la suite, le Club alpin français ne pouvait suffire à la tâche écrasante qu'il s'était imposée pour répondre aux besoins nationaux et internationaux ; aussi l'État, par ses divers ministères, lui a accordé son aide financière.

Les régions, les départements, les communes elles-mêmes le soutiennent régulièrement.

  • Maître d'ouvrage, la Club Alpin Français remplit là un véritable service public pour lequel il s'est spécialisé. Son expérience, plus que centenaire, est inégalable.

Le refuge Vallot, observatoire

Le refuge Vallot situé sur la voie d’accès au Mont Blanc est un abri de sécurité particulièrement précieux et un raccourci de l’histoire des refuges.

Joseph Vallot, astronome et géographe, a construit un premier observatoire-refuge de deux pièces à 4 365 mètres en 1890, agrandi en 1891 et 1892 pour passer à 8 pièces, puis reconstruit sur son emplacement actuel à 4 350 mètres en 1898.

La commune de Chamonix-Mont-Blanc accorde à Joseph Vallot une autorisation à condition que son observatoire serve aussi de refuge pour les alpinistes. En 1890 la cabane Vallot (refuge de deux pièces) est construite pour les alpinistes: un chalet de bois de cinq mètres de long et trois mètres de large construit à Chamonix et qui sera monté sur l’arête des Bosses à 4 520 m, avec une pièce pour les observations scientifiques et une autre de deux pièces pour les alpinistes qui devint le premier refuge Vallot ; Janssen y séjourna une semaine en 1890 et l'expédition de Eiffel en 1891 ; le docteur Jacottet meurt à l’observatoire Vallot d’une défaillance respiratoire aiguë en 1891.

Carte postale représentant la cabane Vallot.

Puis une cabane est construite à côté en 1892, pour les alpinistes, les porteurs et les guides, pour libérer l'observatoire désormais entièrement consacré à la science : celui-ci est alors agrandi de quatre pièces pour un total de 90 m2 : un atelier formant la porte d'entrée, et une cuisine équipée de deux fours à pétrole, la chambre des guides de cinq lits et la chambre des provisions, la chambre à deux lits du directeur, le laboratoire des enregistreurs, une pièce pour la spectroscopie et la photographie éclairée par le haut, une chambre d'amis à trois lits, un laboratoire de physique où est installée une tour et qui rejoint la chambre d'amis, contenant une multitude d'instruments. Un mur de pierre flanqué de planches isolantes doubles qui assuraient un matelas d'air et une bonne température intérieure, ainsi que des fenêtres à double vitrage et dotées de volets intérieurs coulissants et une porte à double-tambour empêchant la neige d'entrer par mauvais temps assurent un habitat confortable. Le tout a coûté à Joseph Vallot la somme de 65 000 francs.

L'observatoire-refuge Vallot.

Mal situé, il provoqua un jour une accumulation de neige sous laquelle il disparut, et dut être reconstruit plus bas, à 4 362 m, sur les « Rochers foudroyés » en 1898 après que Vallot eut pris les conseils d'un explorateur polaire, Nansen. Meublé à l'orientale (un salon chinois meublé d'un canapé incrusté de nacre, de tapis brodés, de meubles laqués et de bibelots précieux), isolé et doté de quatre paratonnerres il était capable d'accueillir jusqu'à 27 personnes et Joseph Vallot animait les soirées de ses invités par des récits passionnants.

Joseph Vallot réalisa 34 fois l'ascension du mont Blanc, jusqu'à l'observatoire entre 1880 et 1920. En 1920, il passa encore dix jours dans l'observatoire et il écrit alors « La montée a été épuisante et la descente un calvaire. Toute a une fin en ce monde, le courage ne peut remplacer les forces perdues. (...) L'ère de mes ascensions scientifiques est close, définitivement. Je dis adieu au Mont-Blanc auquel j'ai consacré mon existence. L'observatoire est toujours là, et les expéditions continueront avec des plus jeunes, c'est ma consolation. En 1923, Joseph Vallot, sans plus aucune ressources financières, vend l'observatoire à la fondation Dina. Assan Dina est un célèbre mécène d'astronomes. Le refuge Vallot sera ravitaillé par avion.

En 1925, rétrocession par la municipalité de Chamonix du refuge au CAF et en 1938, construction d’un nouveau refuge en alliage d’aluminium.

 

 

Le refuge de l'Aigle

Dès 1894, le Club Alpin Français de Paris décide de faire construire par l'entreprise Ledeuil une cabane préfabriquée, mais devant les problèmes de transport, celle-ci fut finalement implantée dans les aiguilles d'Arves. Le projet repart en 1909 et une nouvelle cabane préfabriquée, en bois de mélèze, sur le même modèle que l'ancien refuge du Promontoire. Le coût total de construction (le portage à dos d'homme depuis La Grave comptant pour 22 %) s'éleva à 12 888,25 francs de l'époque (contre 7 397,50 francs pour le Promontoire, et elle est implantée en 1910. En 1946, le refuge peu entretenu et dégradé fut confié par le CAF en gestion à sa section de Briançon. Son président, André Georges, joua à cette occasion un rôle très important.

En 1962, le bardage extérieur du refuge, fortement abimé, a été recouvert de plaques de zinc pour le protéger des intempéries. Le refuge était gardé depuis 1970, et une petite pièce annexe a été accolée pour y installer la cuisine, la réserve et le logement du gardien.

Il a été déconstruit en une semaine, du 16 au 24 septembre 2013.

 

 

Le refuge du gouter

« Tout a commencé en 1854 avec une cabane en bois située à 3400 m d’altitude qu’on appelait “la cabane à l’Oiseau”, du nom du docteur qui en a été l’origine. Puis en 1858, une autre cabane en bois, pouvant accueillir 3 à 4 personnes, a été construite. Tous les matériaux ont été amenés par des porteurs. Au total, il a fallu pas moins de 87 portages », raconte“Riton” Bochatay, ancien gardien du refuge du Goûter.

« En 1906, une deuxième cabane a vu le jour. Puis en 1936, a débuté la construction d’un refuge privé de 36 places, à l’initiative de Georges Orset, guide à Saint-Gervais. Tout avait été porté à dos d’hommes », poursuit-il. En 1959, a commencé la construction d’un nouveau refuge. « Mais là, plus de portage. C’était les débuts de l’hélicoptère », raconte Guy Bochatay. Une époque bien loin de la nôtre. « Aujourd’hui, le mont Blanc est devenu un produit de consommation. On y va au même titre qu’on fait un week-end à Disneyland alors que c’est une montagne qui se mérite et qu’il faut se préparer en conséquence… », déplore-t-il.

 

La FFcaM (Fédération Française des clubs alpins de Montagne) a décidé de construire un nouveau refuge à près de 4000 m d’altitude, entièrement en structure bois. D’une capacité de 120 places plus les gardiens, il contient une vaste salle à manger, une salle réchaud, des dortoirs sur 2 niveaux, un appartement pour les gardiens, des vestiaires et même des Wc humides ! Le challenge a été de réaliser un bâtiment énergétiquement autonome et n’ayant pas recours aux énergies fossiles dans son fonctionnement. Construit entièrement en bois au bord d’une falaise vertigineuse, ce bâtiment de 4 étages doit résister à des vents qui peuvent avoisiner les 300 km/h ! Les 4 niveaux du refuge, grille de base, dalle bois intermédiaire, toiture et façades sont réalisés en bois indigène

publics créés dans la seconde partie du siècle dernier.

Energies renouvelables

Les énergies renouvelables sont mises actuellement au centre de toutes les rénovations et constructions des refuges de la FFCAM et ont un potentiel de développement très important dans les zones isolées.
Pour l’alimentation en zone non raccordée au réseau, il faut partir des besoins dont l’importance et la cyclicité vont déterminer le mode de production et la capacité de stockage. Ces besoins ne sont pas évalués comme dans la vallée (moins d’eau chaude, température de chauffage plus basse), ils se répartissent en chaleur et électricité : le rayonnement solaire de la journée permet d’accumuler la chaleur sous forme d’eau chaude (capteurs thermiques), tandis que des cellules photovoltaïques stockent l’énergie dans des batteries. L’utilisation de l’énergie éolienne est délicate dans certains endroits à cause du régime des vents, mais peut couvrir néanmoins une partie des besoins de certains refuges ; en moyenne altitude, le recours à des picocentrales peut être avantageux car il permet une alimentation plus régulière.

 

Toute la difficulté réside dans la recherche permanente d'un équilibre entre des besoins variables, une production d'énergie renouvelable irrégulière et une capacité de stockage chère donc limitée.
Il se trouve que cette expérience recherche bénéficie directement aux futurs bâtiments BEPOS (Bâtiments à Energie POSitive) qui seront la norme en 2020; dans ce contexte le refuge du Goûter, un bâtiment de 700m² en autarcie à 3835m d'altitude, fait figure d'exemple par la mixité de production d'énergies (solaire thermique, solaire photovoltaïque, cogénération à huile de colza), sa centrale d'épuration intégrée et sa production d'eau par le fondoir à neige. Reste tout de même la difficulté de mise en oeuvre car l'efficacité énergétique, ce n'est pas que de la technologie, c'est aussi un bouleversement des comportements individuels par la prise en compte du fait que l'énergie toujours disponible et illimitée coûte beaucoup à l'environnement.
Michel Meunier (Albedo Energie) et H. Denis

 

http://www.refugedugouter.fr/

http://refugedugouter.ffcam.fr/

DVD le nouveau Refuge du Goûter

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Vivez en images l'aventure de sa construction !

 

« Gravir le mont Blanc est un rêve d’alpinistes, y construire un refuge est un défi de bâtisseurs ». 

Le film Le nouveau refuge du Goûter vous fait revivre cette merveilleuse aventure technologique et humaine que représente la construction d’un refuge à 3835 m d’altitude dans une logique de développement durable.

 

Le DVD est disponible au CAF Angoumois

Dans les Pyrénées

 

Dés la seconde moitié du XIX siècle , l'engouement pour le Pyrénéisme et les randonnées en montagne , donna l'idée au CAF d' édifier en haute montagne des abris , pour permettre un hébergement pour les longues courses.

Dans les Pyrénées, dès 1877 le CAF s’intéressa à l’aménagement d’abris qui permettaient un hébergement aux excursionnistes. Cette année là, Henry Russel avec l’appui du CAF réalise au pied du Cylindre du Marboré un abri à vocation touristique et non plus pastorale . Il s'agit d'une simple murette adossée au rocher. En 1886, le CAF construit un refuge sous une dalle surplombante près du lac d’Arrémoulit…

de 1881 à 1893, Russel fait creuser sept grottes. Le 01 août 1882, la première grotte est achevé:  la villa Russell située à 3205m d' altitude au col de Cerbillonna (3 m de long, 2.5 m de large et 2 m de Haut.) En 1885, il fait creuser la seconde ( celle des guides ) puis en 1886 la troisième; celle des dames . En 1888 c'est au tour des trois grottes Bellevue. La dernière sera creusé en 1892:  c'est la grotte du paradis , situé quelques mètres sous le sommet.

 

Le refuge de type ogival

Le principe de construction est celui appelé ogival, lié à l'intégration dans le paysage, la plus grande résistance possible dans les conditions difficiles de la haute montagne, et les conditions techniques de construction, pour laquelle il faut éviter au maximum de transporter des matériaux extérieurs. Il s'agit donc d'une construction massive, en pierres prises sur place, formant une voûte en berceau brisé. Le problème de la couverture est ainsi résolu par la forme arrondi du toit. Il y a peu d'ouvertures, l'essentiel étant de fournir un abri solide et facile à chauffer.

Plusieurs réalisations verront le jour:
- Le refuge de Tuquerouye (2660 mètres ) en 1889 est le premier refuge construit dans les Pyrénées. 
- Le refuge Packe en 1895 au col du Rabiet.
- Le refuge de Bayssellance (2651 mètres) en 1899.
- Le refuge Ull de Ter en Catalogne en 1909.
- Le refuge Ledormeur au Pla de Labassa en 1926.
- Le refuge Alphonse XIII au cirque de Piedrafita en 1927.

 

Le premier refuge au sens actuel du terme est celui de Tuquerouye en 1890… pour l’ascension du mont Perdu. Lourde-Rocheblave passa un accord avec l'entrepreneur Fournou, de Gavarnie. Les matériaux nécessaires furent montés jusqu'au pied du couloir de Tuquerouye par des mulets, puis hissés jusqu'à la brêche par des guides de Gavarnie. L'édifice fut inauguré le 5 août 1890.

Quelques jours plus tard, le guide François Bernat-Salles montait sur son dos, depuis Gavarnie, la statue de la Vierge de 75 kilos qui allait être placée au-dessus du refuge.

En 1927, l'architecte Touzin agrandit le refuge, en construisant simplement un bâtiment identique au premier. Le refuge a été rénové en 1999, la toiture refaite en 2005.

Une plaque scellée dans la paroi de la brêche rappelle la mémoire de Louis Robach (1871-1959), qui monta 43 fois au Mont Perdu.

 

Les refuges d' après guerre

Après la guerre, la fréquentation accrue de la chaine , entraîne la construction de refuges de plus grandes capacités. Ils sont de styles plus classiques.
- Le refuge des Sarradets , au pied de la Brèche de Roland construit en 1946.
- Le refuge des Oulettes de Gaube au pied de la face Nord du Vignemale construit en 1963.
- Le refuge de Pombie construit en 1929, est rénové et agrandi en 1967.
- Le refuge Wallon construit en 1905, est agrandi en 1923.

 

Dans les années soixante dix

Les formes s'aiguisent: les toits sont pentus en tôles bac acier . Le bois est utilisé pour les façades. Les premiers panneaux solaires apparaissent.
- Refuge du Campana de Cloutou au bord du lac de Campana construit en 1980
- Le refuge de Bastan construit en 1973
- Le refuge de Barroude
- Le refuge d'Ayous

Aujourd'hui

  • Aujourd’hui, les 128 refuges, chalets et centres de montagne que la FFCAM possède et entretient constituent un patrimoine exceptionnel. Ils sont devenus parties intégrantes du paysage, les témoins et acteurs de l’histoire de la montagne.

Portes d’entrée de la montagne, ils doivent être entretenus, rénovés et parfois même reconstruits pour encore mieux accueillir un public familial de plus en plus diversifié.


Notons encore qu’il existe d'autres organismes bâtisseurs de refuges, les Parcs nationaux, qui sont des établissements publics créés dans la seconde partie du siècle dernier.

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Monter en refuge avec des jeunes

suivez le guide… pratique

Le REEMA (Réseau d’éducation à la montagne alpine) et la Coordination Montagne, en collaboration avec les acteurs de l’éducation et de la montagne, ont élaboré un "guide pratique pour réussir sa sortie en refuge de montagne pour des mineurs encadrés".

 

Sortir en montagne et dormir une nuit en refuge représentent une expérience très enrichissante pour les jeunes, à plus d’un titre. Dans ce sens, les sorties éducatives se développent de plus en plus, dans le cadre d’un contexte réglementaire qui devrait évoluer favorablement.

 

Le guide s’adresse à tous ceux qui souhaitent réaliser ou soutenir un (premier) projet de découverte de la montagne avec nuit(s) en refuge, avec des mineurs encadrés : animateurs, éducateurs, enseignants, accompagnateurs, guides, initiateurs, bénévoles, moniteurs, organisateurs, décideurs, élus, etc.

 

Son but ? Les aider à imaginer puis à construire une sortie éducative en montagne et en refuge, de l’idée au projet, étape après étape et en toute sécurité… Favori-ser à terme le développement de ces sorties pédagogiques avec pratique d’activités de montagne par les jeunes… Gratuit, il est téléchargeable en page d’accueil duREEMA et de la Coordination Montagne.

CLUB ALPIN FRANCAIS ANGOUMOIS
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