Carnet de route

Les filles d'abord… mais la compagnie des gars, c'est bien aussi.

Le 14/12/2021 par Monteau Catherine

Super ! On a un WE « formation alpi filles” avec notre guide !

Bouh ! Guide finalement pas dispo !

Eh oh ! Comme on a réservé le créneau, on va quand même se faire quelquechose entre filles, non ? Pourquoi pas Arguibelle ?

Ben non ! C’est un flop du côté des filles de la Rochelle.

Non mais ! Les 2 Angoumoisines ne vont pas se laisser abattre comme ça !!!

 

Alors on demande aux copains qui serait dispo ce WE pour remplir une voiture… et Phiphi se libère d’une réunion pour profiter de notre compagnie… et il convie même un copain de Tarbes… Cool, on a 2 cordées !

 

Et on demande encore aux copains quels trucs cools on peut faire : on ne veut pas donner dans l’exploit, juste aller faire coucou à la montagne et se faire de la grande voie facile sympa sans se mettre la pression. C’est là que Yaya et Matthieu nous branchent sur le pène d’Udapet et la Mâture, en vallée d’Aspe.

Bingo !

Confiantes, on réserve le gîte à Accous, à 2 pas des 2 sites (merci Jacques pour l’adresse, c’est toujours sympa là-bas).

 

Après, petit détail, on étudie les topos de plus près…

Gloups !

Et c’est parti pour une semaine d’intenses tergiversations sur ce qu’on va faire : parce que nous n’avons a priori pas la même définition du « tranquille » que ces chers Yaya et Matthieu !

On vous passe les détails mais on finit par trouver les voies les plus abordables et on y va.

 

Samedi matin, rdv à 7h30 au parking en dessous du pène d’Udapet avec Alain, l’ami de Phiphi, rdv honoré au quart d’heure charentais près… Et comme Alain est notre expert local, le sentier d’accès est trouvé sans souci et on arrive au pied de la voie presque en même temps que le soleil. Chic ! Et ouf pour Brigitte qui n’a pas adoré le sentier-pierrier d’approche.

 

Et c’est parti pour « la croisière des schtroumpfs ». La cordée des schtroumpfettes (en violet ce jour-là) débute, rapidement suivie des 2 schtroumpfs. 100m en 5 pour l’échauffement, puis on attaque les 170 mètres de dalle, globalement en 6a (et un pas de 6a+), on suit principalement des fissures… Oups, encore pas la cam de Brigitte ! Mais ça ne se voit pas : ça déroule tranquillement jusqu’en haut. Y’a que Phiphi qui souffre dans les 2 dernières longueurs : ses doigts crampent de trop cramponner… Ce qui ne l’empêche pas de finir la dernière longueur en tête et d’arborer à l’arrivée un sourire de z’oreille à z’oreille. Notre course s’arrête là (on laisse à d’autres la joie de tenter les 2 dernières longueurs dont une jolie dalle lisse en 6b).

 

On profite de la pelouse accueillante pour faire une grande pause : la météo est idéale, grand soleil mais pas trop chaud et surtout, on se remplit les yeux de l’été indien qui colore les forêts avoisinantes.

Mais comme on n’est pas de là, faut bien finir par redescendre, décoincer des cordes, démêler des cordes…surtout qu’Alain a un concert ce soir à Tarbes… auquel il arrivera juste à temps ! Nous, privés d’apéro : on a juste le temps de se doucher avant de mettre les pieds sous la table de nos aubergistes. Et après, joyeuse séance « yoga d’étirement » menée avec brio par Brigitte et appliquée avec tant de souplesse (ou presque) par Phiphi (plus efficace en fond sonore type « ouille ouille ouille »). Ca détend au moins les zygomatiques.

 

Dimanche… Ben c’est dimanche, on prend le temps.

Direction la mâture. On se gare 1 km avant le parking dédié, histoire de s’échauffer tranquillement par une montée sur le bitume. Et on trouve facilement notre voie, « la major », car c’est écrit …sur le chemin de la mâture, au niveau du relais final… Ben oui, parce qu’à la mâture, tout part du chemin, soit vers le bas, soit vers le haut.

 

Donc on commence par descendre nos 80m en sachant qu’il faudra forcément les remonter puisque les voies autour sont toutes beaucoup plus compliquées…

Et c’est parti pour 3 longueurs dalleuses ; ça tombe bien, on est 3 ! Les filles font leurs filles avec les doigts gelés donc Phiphi démarre. J’enchaîne avec la plus belle longueur : tout en finesse… et un dernier pas. Je garde l’image de moi, les pieds sur une petite marche, les mains à plat sur la paroi, me disant « là, rien dans les mains, puis rien pour les pieds, et le clou qu’est en-dessous…c’est tout dans la tête et faut y aller et y’a pas le choix », et gloups, c’est passé ! pfffiou !!! 5+ qu’y disaient ? Ben si tu fais vraiment du 5+ max, tu passes pas ! C’est le snobisme de la Mâture : tout est sous-coté ! Enfin, Brigitte et Phiphi passent finger-in-the-nose, et Brigitte randonne dans la dernière longueur très « gruyère » qu’elle avale en 2 temps 3 mouvements (la longueur, pas le gruyère).

 

On grignote (toujours pas le gruyère) et, enfin, le soleil nous rejoint !

Alors on part se promener sur le chemin de la mâture pour faire durer le plaisir de la montagne, de l’automne flamboyant, du grand air et de ne pas se presser, pour une fois.

Tellement pas pressés de partir qu’au retour, on a même fait un crochet par Tarbes faire un coucou à Alain : Phiphi avait trouvé l’excuse d’affaires oubliées dans son camion.

 

Dans cette histoire, on est revenus plutôt tard, mais bien heureux.

Merci aux 2 affreux Y. et M. de nous avoir poussées dans des voies qu’on n’aurait jamais choisies et d’avoir plus crû en nous que nous-mêmes (faut-il préciser qu’on a compris après que Yaya les avait pratiquées mais que Matthieu, lui, nous envoyait faire les cobayes ?)

Merci à Phiphi, notre pilier rassurant (meuh non, on ne parlera plus de ta souplesse, promis), pour ta compagnie douce et zénifiante.

Et merci à la montagne de s’être mise tant en beauté pour nous accueillir.

CLUB ALPIN FRANCAIS ANGOUMOIS
SIÈGE SOCIAL: HALLE DES SPORTS
DE MA CAMPAGNE
41 RUE DE LA CROIX LANAUVE
16000  ANGOULEME
Activités du club