Carnet de route
« Objectif Fache »
Le 13/06/2026 par Angéline
- Weekend des 13 et 14 juin 2026 -
« Objectif Fache », La Grande Fache ! Un sommet bien connu, de 3 005 m, sur la frontière franco-espagnole.
Vendredi soir, nous étions 13 randonneurs déterminés, pour notre premier 3000m de l’année, à partir pour Lourdes.
Samedi matin, réveil de bonne heure et direction Cauterets (Pont d’Espagne), point de départ de notre première journée. C’est en forme et enthousiastes, boostés par une météo douce et ensoleillée, que nous endossons nos sacs, équipés de crampons et de piolets.
La première étape consiste à longer le Gave du Marcadau. Les touristes ne s’y trompent pas, l’endroit, magnifique et facile d’accès, est très fréquenté. D’ailleurs, nous n’y croisons pas que des touristes… En effet, c’est également une période de transhumance où les troupeaux de vaches et de brebis se dirigent vers les frais pâturages.
Ensuite, en prenant tranquillement de l’altitude. Nous atteignons successivement les lacs d’Embarrat, posés sur des vallons suspendus : lac Inférieur, lac Supérieur et enfin le lac du Pourtet. A moitié gelé, celui-ci est pris d’assaut par une bande de jeunes célébrant… leur ascension… j’imagine... Certains s’essaient à la pêche en s’avançant sur les glaces du lac gelé mais sans succès. Pour nous, l’endroit est idéal pour notre pause déjeuner. Nous nous installons à l’écart des autres groupes tout en contemplant les sommets autour. Il est encore tôt et Mimi se demande si nous ne pourrions pas faire le Soum de Bassia (2758 m) par le Col de Bassia, avant de descendre au refuge Wallon où nous passons la nuit. Un randonneur aguerrit nous conforte dans cette idée, précisant que l’accès est plutôt dégagé. Arrivés là-haut, le dessert s’offre à nous. Une vue panoramique sur le massif : lac du Pourtet (en entier), le Pic du Midi de Bigorre, Le Vignemale et La Grande Fache, remarquablement pyramidale. Après avoir contemplé le panorama, nous redescendons vers le lac du Pourtet pour ensuite suivre un sentier en balcon clairsemé de rhododendrons et de langue de neige. Ensuite, nous longeons le lac de Nère, puis nous amorçons notre descente vers le refuge. Je n’ai plus d’eau depuis un moment car j’ai mal estimé la chaleur. Des sources sont toutes proches mais je n’ose pas y boire…
Arrivés au refuge Wallon, l’eau coule à flot ! Certains décident de faire leur toilette dans les eaux fraîches du gave. Nous buvons un coup sur la terrasse face à la Grande Fache qui nous attend demain.
Le refuge Wallon est un refuge privé qui a été entièrement rénové. Il peut accueillir plus de 100 personnes. Presque entièrement en bois, l’endroit est spacieux, propre et douillet.
J1 : 16 km - D+ 1350 m - D- 850 m
Dimanche matin, nous nous levons de bonne heure car, en plus du sommet à gravir nous devons redescendre jusqu’au véhicule pas trop tard. Le soleil levant donne un aspect doré à notre sommet. Le temps est parfait et nous avançons à bonne allure. La lumière est pure et les couleurs sont magnifiques. L’avantage, lorsqu’on est matinal, c’est que la nature se réveille lentement et nous croisons quelques marmottes peu farouches. Nous passons par les lacs de la Fache.
La montée devient ensuite plus raide, le sentier disparait progressivement sous les névés, nous obligeant à chausser les crampons. Nous atteignons ensuite le Col de la Fache (crête frontière) où nous posons bâtons et crampons pour aborder la ligne de crête finale. Nos mains seront bien utiles sur 300m de dénivelé positif, pour s’agripper aux roches qui ont gagné en verticalité. La concentration est au maximum mais quel plaisir ! Enfin, nous atteignons le bout de notre aventure : la Grande Fache. La vue est exceptionnelle ! C’est en haut que nous pique-niquons pour savourer ce moment.
Mais le temps presse et nous devons redescendre assez rapidement, des orages ont été annoncés dans l’après-midi. Cent mètres plus bas, notre Mumu glisse sur une pierre, dans la partie rocheuse, et tombe brutalement au sol. Sonnée, elle nous dit que sa jambe ne répond plus. Nous tentons d’appeler les secours mais ce n’est qu’au col que nous parviendrons à les joindre. Les PGHM arriveront finalement assez rapidement et Mumu sera emmenée par hélico à Tarbes et opérée le lendemain d’une fracture du plateau tibial.
Suite à ces mésaventures et à pas mal d’inquiétude, la descente nous semblera longue.
Ce n’est qu’assez tard, que le groupe, séparé en deux, se retrouvera au parking du Pont d’Espagne.
J2 : 21,3 km – D+ 1200 m - D- 1600 m
Merci à Michel et Jean Luc d’avoir programmé ce beau sommet qui se mérite.
Bon rétablissement à Mumu qui a été très courageuse dans son malheur.
Merci à l’ensemble des autres participants (Sashiko, Jean-Mathieu, Bruno, Fred, Isabelle, Eric 1 et 2, Sylvie et Anne) avec qui j’ai passé un super moment !




