Alpinisme, portraits, les grandes dates

PORTRAITS

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LES GRANDES DATES

Avant le 17 ème siècle la haute montagne est considérée comme maudite, c'était un sacrilège d'y accéder. Pourtant l'ascension des montagnes a été depuis longtemps pratiquée par les habitants et en particulier par les chasseurs de chamois, les cristalliers et les bergers.

Découverte par les savants et topographes militaires

1492 La première ascension officielle
Antoine de Ville, alors capitaine de Montélimar, atteint le sommet du mont Aiguille (2085 mètres), dans le massif du Vercors. La mission lui fut confiée par Charles VIII, curieux et impressionné par cette cime étrange que l’on disait « infranchissable ». Parti avec près de dix hommes, il effectue la première ascension reconnue officiellement dans l’histoire de l’alpinisme. Il fera en effet appel à un huissier pour notifier l’exploit.
 
 
 
1770 Mont Buet (Première ascension de haute montagne dans les alpes)
Les frères Deluc, savants genevois, atteignent les premiers le sommet du Mont Buet ( ils avaient précédement échoué en 1765).
 
 
1786 Mont Blanc (4807m) Cette ascension marque la naissance de l'alpinisme.
Première ascension du Mont Blanc par le médecin Gabriel-Michel Paccard, 29 ans et le chasseur savoyard Jacques Balmat,24 ans. Ils ont relevé le défi de Horace Bénédict de Saussure (qui réalisera l'ascension l'année suivante), un jeune scientifique genevois, qui avait promis une forte récompense à qui atteindrait le premier le plus haut sommet d'Europe.
 
1828 Pelvoux (3946m)
 Première ascension par le capitaine Durand en mission scientifique pour l'armée.
 
 
Début de l'age d'or de l'alpinisme,
une conception sportive de l'alpinisme par les "touristes"(non scientifiques)
 
1855 Mont Rose (4634m)
Première ascension du deuxième sommet des Alpes, par la cordée de James Grenville.
 
 
1861 Weisshorn (4512)
Première ascension par John Tyndall accompagné de ses guides.
 
1864 Barre des Ecrins (4102)
Première ascension du plus méridional des " 4000 " alpins, par A.W. More et Edward Whymper, guidés par Michel Croz et Christian Almer père et fils.
 
1865 l'Aiguille Verte
Première ascension par Edward Whymper, Christian Almer et Franz Biner.
 
1865 Cervin (4482m)
Première ascension du par Edward Whymper, lord Francis Douglas, Charles Hudson, D.R. Hadow et les guides Michel Croz et Peter Taugwalder père et fils. Lors de la descente, le rêve est entaché par la chute mortelle de quatre d’entre eux. Seuls Whymper, le guide Peter Taugwalder et son fils rejoindront la ville de Zermatt, sauvés par la rupture de la corde qui les liait.
 
1868 Grandes Jorasses ( Pointe Walker)
Première ascension par Horace Walker, accompagné des guides Melchior Anderegg et Julien Grange.
 
1877 Meije (3984m)
Première ascension du dernier grand sommet vierge des Alpes, par Emmanuel Boileau de Castelnau et les guides Pierre Gaspard père et fils.
 
 
Fin de l'âge d'or de l'alpinisme (premières ascensions des principaux sommets alpins).

 

Fin XIXe siècle, naissance des premiers clubs

Des bourgeois et aristocrates créent les premiers clubs alpins entre 1857 et 1874, d'abord en Angleterre, puis en Suisse, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Pologne et enfin en France en 1874 (club alpin français). Ces clubs définissent des usages en matière d'excursion, organisent les compagnies des guides, construisent des refuges, améliorent la qualité des hébergements, rédigent des notices scientifiquent, inventent la littérature de voyage et réussissent ainsi à promouvoir, auprès de leurs contemporains, une forme de tourisme alpin à la fois cultivé et mondain.

 

 

Le Club Alpin Français

L'acte fondateur date du 2 avril 1874 à Paris. Les 137 membres fondateurs approuvèrent les statuts et élirent 12 directeurs. Le premier Président Ernest de Billy ayant trouvé la mort deux jours plus tard dans un accident ferroviaire, Ernest Cézanne lui succéda. Le CAF connut un essor rapide, au bout de 1 an il comptait 1700 membres, répartis en 11 sections.

 

 

Dans sa préface aux statuts, E. Cézanne a écrit:

 

« Faire connaître la montagne, arracher les jeunes à l’énervante oisiveté des villes, aménager la montagne y entraîner la jeunesse et, par de saines émotions, l’éduquer, l’initier au culte du beau et de la liberté, à l’amour du sacré, du sol natal et de ses merveilles »

 

  L'alpinisme acrobatique

Les alpinistes ne s'attaquent plus à une montagne mais à une arête, à une face, à une paroi. Ce qui compte c'est la difficulté.

 

 
1879 Petit Dru (3733m)
Après une première tentative en 1876, Jean Charlet-Straton, accompagné de ses guides Prosper Payot et Frédéric Folliguet, parvient au sommet. Partis de Chamonix la veille, ils s’étaient munis de couvertures, de cordes, de provisions et de pioches. L’ascension de cette crête alpine, abrupte et acérée s’avère difficile, mais la forte volonté de Straton en aura raison. Une caravane d’alpinistes tentera en 1913 d’y sceller une statue de la Vierge, en vain. Ce projet aboutira finalement en 1919.
 
1881 Grépon
par Albert F. Mummery, Alexander Burgener et Benedickt Venetz.
 
1883 arête de Peuterey
Première ascension de l'arête de Peuterey, du 14 août au 17 août, par Paul Güssfeldt avec Émile Rey, César Ollier et Christian Klucker. 
 
1885 Aiguille grands Charmoz
par Dunod, Vigneron.

 

1887 Grand Dru et Petit Dru (traversée)
Les alpinistes François Simond, Émile Rey et H. Dunod franchissent le dangereux passage rocheux qui sépare le Grand Dru du Petit Dru. Assurés par des cordes maintenues en hauteurs par leurs compagnons, les trois hommes entament la descente et la traversée verglacée par le versant nord.

 

 

 

Les sans guide 

A la suite de Mummery, des cordées de sans guides apparaissent, l'alpinisme devient un sport populaire en Bavière, e, Autriche et en Suisse...

 

Pour Emil Zsigmondy, une ascension n’a de sens, de valeur que si le grimpeur la réalise par ses propres moyens…
Jusque-là, pour atteindre leurs buts, il semblait légitime aux cordées souvent anglaises de recourir aux services de solides montagnards qui assuraient les risques principaux de l’entreprise… Désormais rien ne doit venir s’interposer entre l’ascensionniste et la montagne… Le but ultime du jeu est de devenir autonome et responsable…
 

 

1885 traversée de la Meije
Ludwig Purtscheller, Emil et Otto Zsigmondy réalisent la traversée de la Meije, c’est la plus belle performance de l’alpinisme sans guide du XIXe siècle.
 
1900 arête de Peuterey 
 C’est pour Heinrich Pfannl et deux compagnons, la première sans guide de l’arête de Peuterey.
 

 1901 arête du Brouillard et arête de l'innominata

Les frères Gugliermina inaugurent l'arête du Brouillard et reprennent l'arête de l'Innominata en 1921.

 

 
 

 

Ravanel le rouge 

Outre Émile Fontaine, Joseph Ravanel conduit en montagne entre autres Albert Ier de Belgique, le peintre Edgard Bouillette et le photographe Gaston Liégeard.
Joseph Ravanel a réalisé de nombreuses premières dans le massif du Mont-Blanc:
versant Sud-Ouest de l'Aiguille de Blaitière , aiguille du Fou , traversée du petit Dru au Grand Dru , arête Sans-Nom à l'aiguille Verte , l'aiguille de l'Amône , Voie Fontaine à l 'arête Nord-Est de l'aiguille des Petits Charmoz , l'aiguille Ravanel , traversée Chamonix-Zermatt à ski, l'aiguille Mummery , traversée directe du petit au grand Dru (en utilisant le passage actuel dit du Z ), descente à ski du Buet sur Vallorcine , dent du Crocodile, pointe de Pré de Bar , l'aiguille du Jardin , l'aiguille des Pélerins , traversée des Droites dans le sens Est-Ouest , dent du Caïman , l'aiguille du Peigne ,dent d'Oche.
 
1901 Aiguille du Fou 
 
par Joseph Ravanel avec Emile Fontaine.
 
 
1901 Traversée petit Drus grand Drus sans aide extérieure
 
par Joseph et Jean Ravanel avec Emile Fontaine.
 
 
1903 Traversée Chamonix-Zermatt à ski
par Joseph Ravanel, avec le docteur Michel Payot, Joseph Couttet et Alfred Simond, du 16 au 22 janvier.
 
 

 

Deux cordées exceptionnelles 

Gravir les cimes des Alpes par des faces d’une seule envolée et par des arêtes vertigineuses, ce sera la plus belle période de l’alpinisme de1875 et jusqu’en 1914…

Après le temps de Mummery, deux cordées exceptionnelles vont venir marquer à jamais notre histoire…
  • De 1904 à 1914, Valentine J. E. Ryan va former avec ses guides Franz Lochmatter et ses frères, une équipe parfaite et efficace. L’arête est de l’Aiguille du Plan, la Dent d’Hérens par l’arête est et surtout la face Sud du Täschorn sont les ascensions les plus marquantes d’une série exceptionnelle de grandes ascensions…
  • L'arête est de l’aiguille du Plan appelée aujourd'hui arête Ryan est un bel exemple de passages d'escalade en fissures du quatrième degré limite supérieure de nos cotations techniques actuels. Une escalade réalisée sans piton et en chaussures à clous…
  • Durant cette même période, la cordée constituée de Geoffrey Winthrop Young et de son guide Joseph Knubel réussira d’une série équivalente de grandes ascensions dont la face est de l’aiguille du Grépon avec sa fameuse fissure Knubel (réussie en chaussure à clous et avec un coincement de piolet, reprise un peu plus tard en escalade plus orthodoxe par Franz Lochmatter) et l’arête du Brouillard au Mont Blanc.
 

 

Un exploit unique 

Les deux équipes Ryan-Lochmatter et Young-Knubel partageront certains exploits notamment la face Sud du Täschorn.

  • En 1906, les deux cordées sont engagées sans piton dans le versant sud du Täschorn dans les Alpes valaisannes pour un exploit historique. Ayant atteint un point de non retour, les deux cordées se réunissent et Franz Lochmatter force le grand dièdre terminal qui présente des difficultés du cinquième degré limite supérieure de nos cotations techniques actuelles. Il faudra attendre trente années pour voir d'autres grimpeurs reprendre l’itinéraire réussi par le génial guide de Zermatt. C'est un exploit unique, obligé par les événements…

Autant Ryan était peu communicatif, autant Young a su nous laisser une œuvre littéraire de grande qualité. Mes aventures alpines et Nouvelles ascensions dans les Alpes sont deux ouvrages incontournables de la littérature alpine.

 

 
1911 Grépon mer de glace
premier passage en v+ du massif par Knubel, Jones, Thodunter, Bocherel.
 
 
 

 

L'école de Munich 

  •  En l’année 1910 est réuni à Munich, au sein du Club alpin bavarois, un groupe de grimpeurs exceptionnels, comprenant entre autres Paul Preuss, Hans Dulfer, Otto Herzog, avec un peu plus à l'écart dans ses montagnes Hans Fiechtl, que l'on appellera l'école de Munich.
  • Ce groupe va par ses performances, par ses perfectionnements techniques et par ses idées novatrices, profondément faire évoluer l'escalade ... Tout va aller très vite...
    Et Munich va remplacer pour un temps Londres comme centre de référence pour tout ce qui concerne l’alpinisme…
 

Un exploit inouï 

En 1911, Paul Preuss, à la recherche de la perfection, réussit l'ascension de la face est du Campanile Basso, dans les Dolomites occidentales, seul, sans piton, sans corde et redescend par le même itinéraire sans l'aide de la corde. Cette paroi est équipée aujourd'hui de plusieurs pitons et réclame beaucoup d’attention aux grimpeurs d’aujourd’hui... L'escalade courte et exposée, haute de 120 m, présente des passages du cinquième degré de difficulté. Contrairement à l'exploit contraint de Lochmatter, ici c'est en toute liberté d'action et de décision que l'on escalade et désescalade une paroi du cinquième degré de difficulté…

  • En cette année 1911, paraît dans la revue Deutscher Alpenzeitung, sous la plume de Paul Preuss, l'article clef concernant les moyens de l'escalade. C'est le début de l'immense polémique sur l'utilisation de moyens artificiels en escalade « de même que l'alpinisme diffère de l'art de grimper ... la solution d'un problème d'escalade peut être du point de vue de l'alpinisme dépourvue d'intérêt... le respect du style, qu'il s'agisse d'alpinisme ou d'escalade pure, devrait être la règle formelle pour chaque grimpeur ».
  • Le piton, la corde, la descente à la corde, rien ne résiste pas à la critique de Preuss, c'est le rejet de tout moyen artificiel. Mais le prophète ne pourra être suivi car l'exigence était trop élevée ...

 

 

 

L'escalade artificielle

En 1911, Hans Fiechtl, l'inventeur du piton moderne, est le premier à les utiliser comme moyen de progression. Avec H. Hotter, il gravit l'arête est-nord-est du Feldkopf sur la Zigmondyspitze, dans les Alpes orientales, des passages présentent des difficultés importantes d'escalade artificielle (A2). Particulièrement critiqué pour son emploi systématique des pitons de progression - la crucifixion des parois - il est traité par le Trentin Tita Piaz, l'un des artisans de la polémique sur les moyens de l'escalade, de « gangster du rocher, de jongleur des passages défendus».

  • En 1911 avec l’emploi des pitons, Angelo Dibona le guide de Cortina réussi l’ascension de la paroi nord de la Laliderwand dans le Karwendelgebirge.
  • En 1912, en appliquant les nouvelles techniques de traversées à la corde, d'assurage et de progression avec l'aide des pitons, dans une grande paroi, Hans Dulfer réussit avec un compagnon l'ascension du versant est de la Fleichbank et la face ouest du Totenkirchl dans le Kaisergebirge. Plus rien n’arrêtera les grimpeurs…
  • Cette même année Angelo Dibona et ses compagnons réussissent l'ascension de la face sud de la Meije, dans le massif des Écrins. Dibona apporte dans les Alpes occidentales le savoir-faire des Alpes orientales.

 

 

Le refus des britanniques

Les Britanniques, au sein de l'Alpine Club, prennent position contre l'utilisation des moyens artificiels et des pitons. Ils vont rester longtemps à l'écart de la « conquête » des grandes parois rocheuses des Alpes avec pitons, et ne réapparaîtront dans les Alpes que cinquante années plus tard en ayant beaucoup évolués concernant l’emploi des pitons, jusqu'à trouver une solution plus satisfaisante avec les coinceurs, d’abord des boulons dès 1960, puis des outils plus élaborés dès 1970…

 

 

Les deux façons de faire

C'est en 1914 qu'il faut situer l'origine de deux pratiques antagonistes de l’escalade : les adeptes de l'escalade sportive et ceux pour qui l'escalade est une simple moyen de l’alpinisme.

  • L'escalade sportive est surtout pratiquée sur les falaises des Iles Britanniques et en Allemagne de l'Est avec des règles précises, on doit grimper sans aucune aide extérieure et réaliser l'assurage par des moyens naturels, refus de l'utilisation des pitons comme moyen de progression, d'aide ou de repos bien sûr, mais également comme moyen d'assurage. L'assurage naturel qui utilise les reliefs de la roche - béquet, prise ou anneau naturel de la roche, etc.- sera uniquement réalisé à l'aide d'anneaux de cordes, de nœuds et pierres coincés dans les fissures de la roche et beaucoup plus tard par l'utilisation des coinceurs métalliques. Les pratiquants de cette discipline sportive ne chercheront curieusement pas à exporter cette façon de faire en haute montagne et on laissera bien seul Paul Preuss prêcher la bonne parole.
  • Chez les grimpeurs des pays alpins, l’escalade est un simple moyen de l’alpinisme, cette pratique va rester longtemps influencée par l'école germanique née dans les Alpes Orientales. La rigueur du geste sportif pèse faiblement devant l'engagement moral et le dépassement physique. En une phrase : la fin justifie les moyens. La fin étant le sommet, le mythe de la paroi impossible ou encore l'affrontement des incertitudes de la montagne…

 

 

Le Groupe de Haute Montagne

En l’année 1919, naissance d’un alpinisme français organisé…

Au lendemain de la guerre, "issus d’un petit groupe de grimpeurs formé à la veille de la guerre qui en a retardé l’essor" Jacques de Lépiney et Paul Chevalier fondent le Groupe de Haute Montagne, pour un temps section de Club Alpin Français…
Leurs entreprises alpines, un peu plus tard renforcées par celles des Jacques Lagarde, Henry de Ségogne et autres, vont les conduire en peu de temps au même niveau de performance que nos voisins austro-allemands, suisses et italiens…

 

 

Les derniers problèmes, la conquête des faces Nord

 

Développement de l'alpinisme sans guide et de la technique. Un nouveau pas en avant grâce à l'emploi de moyens nouveaux. Les crampons, connus depuis longtemps, mais dont l'usage est généralisé, vont permettre de franchir plus rapidement et plus facilement les pentes de glace. L'invention des pitons donnent une "assurance" plus grande au grimpeur de tête.

Armand Charlet Armand Charlet
Pierre Allain Pierre Allain

 

1925 Aiguille du diable, pointe isolée

par Armand Charlet et A. Ravanel

 

 

1928 Aiguille verte, le Nant Blanc

par Armand Charlet.
 
 
1931 Cervin (face nord)
est gravie par les frères Schmidt, venus de Munich à vélo ! L’un des " derniers problèmes des Alpes " est vaincu.
 
1933 Cima Grande de Lavaredo (face nord Dolomites)
est enfin gravie par Emilio Comici et les frères Dimai.
 
1935 Cima Ovest di Lavaredo (face nord Dolomites)
est gravie par le célèbre Riccardo Cassin et Vittorio Ratti.
 
 
1935 Grandes Jorasses (face nord éperon Croz)
Première ascension de Martin Meier et Rudolf Peters.
 
 
1935 Ailefroide ( face nord ouest)
Première ascension par Giusto Gervasutti et Lucien Devies.
 
1935 Petit Dru (voie Allain face nord)
Ouverture par Pierre Allain et Raymond Leininger.
 
1935 Meije (voie directe face sud)
Ouverture par Pierre Allain et Raymond Leininger.
 
1938 Eiger (3975 m face nord )
par la cordée allemande de Anderl Heckmair et Ludwig Vörg et la cordée autrichienne de Heinrich Harrer et Fritz Kasparek.
 
1938 Grandes Jorasses, Pointe Walker (face nord)
est enfin réussie par les Italiens Riccardo Cassin, Tizzoni et Esposito .
 
en 1945 Gaston Rebuffat et Edouard Frendo réussissent la seconde ascension.
 

Le dernier grand problème des Alpes est résolu.

 
 

 

La période des grandes expéditions nationales

 

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1950 Annapurna (8091 m)

 L'expédition française dans l'Himalaya dirigée par Maurice Herzog réalise la première ascension de l'Annapurna.Trois guides de la Compagnie, Louis Lachenal, Lionel Terray et Gaston Rebuffat sont sélectionnés pour l'expédition française. Lachenal atteint le sommet avec Maurice Herzog. Le chef de l'expédition y laissera tous ses orteils et les doigts des deux mains et Louis Lachenal plusieurs orteils. Elu député en 1962, Maurice Herzog sera secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports de 1963 à 1966.

Document PDFvictoire à l annapurna.pdf

 

 

1952 Fitz Roy (Patagonie)

Première ascension réalisée par Lionel Terray et Guido Magnone.

 

1953 Everest (8848 m)

Le Néo-Zélandais Edmund Hillary, 33 ans, et son sherpa népalais Tensing Norgay, 29 ans, sont les premiers à planter leur drapeau sur le "Toit du monde". Le mont Everest situé à la frontière du Tibet et du Népal, dans la chaîne de l'Himalaya, culmine à 8 848 mètres. L'expédition comprenait au total 15 grimpeurs, 450 porteurs et 34 sherpas. La première équipe d'assaut échoua à 8 750 mètres le 26 mai. Hillary et Tenzing quittèrent le camp le lendemain et, après une nuit passé à 8 500 mètres, atteignirent le sommet à 11h30.
 
 

1954 Aconcagua (6959m)
C'est une expédition de copains aussi fauchés qu'enthousiastes, sans l’aide financière de comité, sans billet de retour, avec un matériel minable et hétéroclite qui réalise une performance exceptionnelle.

L'exploit de forcer, en sept jours et en technique alpine, au-dessus d'un camp 2, un itinéraire dans la formidable face sud de la plus haute montagne du continent américain.

Sommet le 25 février 1954 pour Lucien Bérardini, Adrien Dagory, Edmond Denis, Pierre Lesueur, Robert Paragot et Guy Poulet La plupart des équipiers auront à subir malheureusement de douloureuses amputations.
 

1954 K2, deuxième hauteur mondiale (8611m)
Les deux alpinistes italiens Achille Compagnoni et Lino Lacedelli atteignent le deuxième plus haut sommet de la planète. Le K2, ou mont Godwin Austen, culmine à 8 611 mètres et s’élève dans la chaîne du Karakorum. L’expédition qui a pour but cette ascension difficile, est dirigée par Ardito Desio, scientifique italien. Le jeune Walter Bonatti participe également à l’expédition. Il était chargé d’approvisionner les deux alpinistes en oxygène avant l’ultime étape mais ne trouva pas le camp et fut contraint de passer une nuit à 8 000 mètres sans équipement. Bonatti se sentit trahi et l’affaire retentira longtemps.

 

 1955 Makalu (8463m)

La première ascension est réalisée par Lionel Terray et Jean Couzy le 15 mai. Franco, Guido Magnone et Sirdar Gyaltsen Norbu atteignent le sommet le jour suivant, suivis par Bouvier, Coupet, Leroux et Vialatteon le 17.
 

 

 
 
Essor de l'alpinisme de haute difficulté, des hivernales et des courses en solitaire. L'ère de l'artificiel

 

Meilleur préparation physique, entraînement des grimpeurs dans des écoles d'escalade, meilleur connaissance de la montagne, de ses dangers, de procédés de progression.

 

Le développement de l'emploi des procédés artificiels d'escalade permet de repousser les limites de l'impossible.

 

 

1955 Drus, pilier sud-ouest

Walter Bonatti gravit le pilier après une épopée de cinq jours.Il accomplira par la suite des premières hivernales, notamment dans les Grandes Jorasses et au Cervin. En 1961, sa passion sera ternie par une tragédie, au Frêney, où il perdra quatre de ses compagnons. Il mettra un terme à sa carrière en 1965.

 
1955 Droites, face nord
Ascension par Maurice Davaille et Philippe Cornuau, devenue une grande classique.
 
 
1956 face sud aiguille du midi, voie Rebuffat 
par Gaston Rebuffat et Maurice Baquet.
 
 
1956 Olan, voie directe face nord-ouest
par René Desmaison et Jean Couzy.
 
1961 Pilier central du frêney
 par Chris Bonington  avec Don Whillans, Ian Clough et Jan Duglosz.
 
1961 Enchainement aux Dolomites
Claude Barbier enchaine en solitaire la voie Cassin à la Cima Ovest, la voie Comici à la Cima Grande, la Preuss à la Cima Piccolissima, la voie Dülfer à la Punta di Frida et la voie Innerkofler à la Cima Piccolaar (soit un cumul de d'environ 2 000 mètres d'ascension en un temps cumulé de huit heures et quarante minutes).
 
1962 Meije, directe face nord
par Raymond Renaud et Raymond Ginel
 
1962 Drus, Directe Américaine
par Royal Robbins et Gary Hemming.
 
1963 Aiguille du Fou, face sud
par John Harlin, Tom Frost, Stewart Fulton et Gary Hemming utilisant les techniques d'escalade artificielle mises au point dans le Yosemite.
 
1965 Cervin, directe face nord
Walter Bonatti ouvre, en solitaire et en hiver, marquant ainsi le centenaire de la première ascension du sommet.
 
1966 Hivernale face nord de l'Aiguille du Midi (voie de l'EHM)
Par Yanick Seigneur avec Michel Feuillarade
 
1968 Grandes Jorasses, Linceul
Première ascension par René Desmaison et Robert Flematti réalisée en hiver. René Desmaison assure la médiatisation de cette première en la faisant suivre en direct aux auditeurs de RTL grâce à deux radios de 3 kg qu'ils transportent pendant toute l'ascension qui dura neuf jours. Un piolet par personne et crampons 10 pointes...
 

 

 
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Au milieu des années 1960, Claudio Barbier développe l'escalade libre en Belgique: il propose de peindre en jaune les pitons que le grimpeur ne devrait pas utiliser comme prises. Idée qui, dans un premier temps, va susciter une certaine polémique au sein du Club Alpin Belge, mais qui va connaître un succès considérable dans les milieux européens de l'escalade. Désormais, lorsqu'il s'agira d'escalade libre réalisée sans l'aide des pitons de progression en tant que prises, on parlera de "jaunir" une voie.

En 1969, il crée le G.B.A. (Groupement Belge d'Alpinistes) dont il souhaite faire l'équivalent belge du réputé G.H.M. (Groupe de Haute Montagne) français.

Claudio a parcouru plus de 650 voies de montagne, dont au moins 161 ascensions en solo.
 

 

 

 
Développement du libre, du piolet tranction, des enchainements et des expéditions légères

 

Les Himalayistes


Document PDFL’HIMALAYISME NEPALAIS
Pierre Béghin Pierre Béghin
Jean Christophe Lafaille Jean Christophe Lafaille
1969 Droites, face nord
Première ascension en solitaire par Reinhold Messner Le futur himalayiste italien (originaire de la région germanophone du Tyrol du Sud)
 
1972 Hivernale de l'arête intégrale de Peuteret au Mont Blanc
Par Yanick Seigneur avec Louis Audoubert, Michel Feuillarade, Marc Gally et deux frères italiens Arturo et Oreste Squinobal.
 
1973 Drus, ascension hivernale couloir nord
par Walter Cecchinel et Claude Jager.
 
1974 Grandes Jorasses, face nord pointe Whymper (voie directe de l'amitié)
en hiver par Yanick Seigneur, Louis Audoubert, Michel Feuillarade et Marc Gally.
 
1975 Mont blanc (Super couloir)
Ouverture Jean Marc Boivin et Patrick Gabarrou
 
1978 enchaînement des trois voies phares du versant italien du Mont-Blanc : la Voie Major, la descente de la Sentinelle Rouge et l'ascension de la Brenva
Par Marc Batard en 11 heures
 
1980 Everest, en solo sans oxygène
L’Italien Reinhold Messner atteint le sommet de l’Himalaya seul, sans oxygène supplémentaire et sans aucun contact radio. Avant l’exploit, ce miraculé chute dans une crevasse mais s’en sort indemne. Après quelques clichés photographiques, il redescend à bout de force, un rêve réalisé. Il sera, par la suite, le premier à gravir les quatorze sommets de plus de 8 000 m. du monde (1986). Il sera également le premier à relever le défi des « seven summits » (atteindre le point culminant de chacun des sept continents).
 
 
1980 Aiguille verte, Droites, Courte, Linceul aux Jorasse (faces nord)
enchainement par Jean Marc Boivin des 4 faces nord en moins de 24 h
 
1980 Drus (directe américaine), Fou (face sud)
enchainement Jean Marc Boivin et Patrick Berhault avec une liaison en deltaplane
 
1981 Grand Capucin (Elixir d'astaroth)
par Michel Piolat et Pierre Alain Stener
 
1982 Mont Blanc, Hyper couloir
Première par Patrick Gabarrou et Pierre-Alain Steiner
 
1982 enchainement Directe Américaine et pilier Bonatti
Par Eric Escoffier et Daniel Lacroix
 
 
1984 Grand pilier d'angle, voie "Divine providence"
Première par Patrick Gabarrou et François Marsigny
 
1985 Cervin, Eiger, Linceul aux Jorasses  (faces nord)
enchainement par Christophe Profit dans une journée avec une liaison en hélicoptère
 
1986 les seven summits
Reinhold Messner devient le premier homme à avoir gravi les points culminants des sept continents sans apport d'oxygène (Amérique du Nord, du Sud, Afrique, Europe, Asie, Antarctique et Océanie).
 
1986 les quatorze 8000
Reinhold Messner est le premier homme à avoir conquis l'ensemble des 8 000.
 
1986 enchainement de 41 sommets dont 33 plus de 4 000m
Erhard Loretan et André Georges  enchaînent en 18 jours la « couronne impériale » autour de Zermatt, 41 sommets dont 33 de plus de 4 000 m.
 
1988 record de vitesse d'ascension de l'Everest
Marc Batard gravit le sommet de l’Everest, du côté Népalais, sans oxygène, en moins de 24 heures.
 
 
1990 Directe américaine aux Drus, Walker aux grandes Jorasses et Intégrale de Peuterey
 enchainement par  Alain Ghersen en 6 jours
 
1991 Drus, nouvelle voie face ouest
Catherine Destivelle ouvre seule, en 11 jours
 
1991 Première de l'arête nord-ouest du K2 (8611m)
Première en duo et sans assistance par Pierre Béghin et Christophe Profit
 
1992 Face nord des grandes Jorasses, pointe Croz
Jean Christophe Lafaille ouvre en solitaire "Chemin des étoiles"
 
 
2000 Alpes, traversée de la Slovénie à Menton
 L’alpiniste niçois Patrick Berhault réalise, avec plusieurs compagnons, en réalisant quelques-unes des plus belles ascensions de l’arc alpin (faces nord du Triglav, des Tre Cime di Lavaredo, du Piz Badile, de l’Eiger et des Grandes Jorasses, face sud de la Meije, etc.).

 

2005 Grandes Jorasses, voie Heidi (face nord)

ouverture par Patrick Gabarrou, Christophe Dumarest, Philippe Batoux

 

2008 record ascension Eiger (face nord)

par Ueli Steck en un temps record 2h 47 mn

 

2008 record ascension Grandes Jorasses, face nord voie Colton-McIntyre (à vue)

par Ueli Steck en un temps record 2h 21 mn

 

2009 record ascension Cervin, face nord voie schmidt (à vue)

par Ueli Steck en un temps record 1h 56 mn

 

2011 ouverture au Mattherorn (Cervin), Mont Blanc et Mont Rose

Hervé Barmasse ouvre trois nouvelles voies:

  • Au Cervin en solo
  • Au Mont Blanc avec les frères Pou. La voie baptisée "La classica Moderna" parcours le versant Freney du Mt Blanc et a été réalisée en libre en total autonomie. (cotation 6c).
  • Au Mont Rose avec son père, la voie longue de 800m est côtée ED.

 

2013 Face sud de l'Annapurna

Uesli Steck en solo et en 28 heures

 

Ouverture au Mont-Blanc par Hervé Barmasse et les frères Pou

 

Exploring the Alps # 4 | New route on Mont Blanc from STORY.teller on Vimeo.

 
Hervé Bermasse au Mont Rose

Exploring the Alps #5 | New route on Monte Rosa from STORY.teller on Vimeo.

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SIÈGE SOCIAL: HALLE DES SPORTS
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41 RUE DE LA CROIX LANAUVE
16000  ANGOULEME
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