Neige et avalanches

 

La neige est un matériau complexe. La composition et la formation de la couche évolue et se transforme en fonction de facteurs aussi variés que le vent, la pluie, un rechauffement, des chutes de neiges importantes...

La neige n’est pas un matériau inerte. Elle est au contraire en constante évolution, et ne cesse de se transformer, sous l’influence des conditions météorologiques. Et qui dit transformations de la neige, dit aussi transformations de ses propriétés, de son comportement. Les liaisons entre les couches, les cohésions internes des différentes couches peuvent donc être dans un premier temps solides. Mais, en se transformant, elles peuvent se fragiliser : perte de la cohésion de feutrage, humidification, voire fragilisation par métamorphose de moyen ou fort gradient.
 

 

 Consuler la météo et le bulletin neige et avalanche:

 

  =>Météo, bulletin neige et avalanches

 

Connaissances de base avalanches

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Guide sur les avalanches édité par météo france


Document PDFGuide_avalanches.pdf

 

 

Outils d'aide à la décision

 

 

Association Nationale pour l'Etude de la Neige et des Avalanches:

des explications sur la nivologie, les avalanches, les aides à la decision (méthode,3x3, 4x4, nivotest...)


http://www.anena.org/savoir/nivologie/nivologie_menu.html

 

 

 

Le terrain

 

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Les facteurs d'instabilité du manteau neigeux

1) Cette pente est-elle propice aux avalanches ?


CRITERES

DANGERS POTENTIELS

REMARQUES

Inclinaison

Dès que la pente dépasse 20°

 
Angle variable en fonction du type de neige. Attention, risque même en terrain plat s'il est dominé par des pentes raides ou des couloirs d'avalanche.

 
Exposition au vent

Pentes sous le vent (pas seulement aux abords des crêtes)

 
Effets d'accumulation, risque de plaque. Changements de direction du vent = risque de plaque sur tous les versants. Tenir compte des micro-reliefs.

 
Orientation

Pente exposée au soleil et n'ayant pas encore été purgée(belles journées de printemps, températures douces, heure tardive)

Pentes à l'ombre

 
Risque d'avalanche de neige humide. La pente est un facteur aggravant.

Tassement de la neige récente ralenti, risque de formation de gobelets, possibilité de persistance de vieilles plaques.

 
Type de pente

Grande pente sans encrages naturels apparents.

Pentes convexes, ruptures de pente

Pente entrecoupée de barres rocheuses


Nature du sol sous-jacent : éboulis fins, schistes, prés non pâturés

Forêt clairsemée


Ravin, goulet, entonnoir, couloir

 
Risque d'avalanche de grande ampleur.

Zone de contraintes accrues dans le manteau neigeux d'ou médiocre résistance à la surcharge. Faiblesse des ancrages aval. Risque accru en cas d'avalanche (saut de barres).


Risque important pour les premières couches en début de saison (mauvais encrage)

Ancrage faible pour le manteau neigeux. Risque de choc contre les arbres en cas d'avalanche.

Risque d'ensevelissement sous une couche importante par accumulation.

 

 

Les conditions

 

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Les facteurs d’instabilité du manteau neigeux
 

2) Est-ce que la neige est stable?

CRITERES

DANGERS POTENTIELS

REMARQUES

d’épaisseur de neige
Epaisseur>30cm de neige fraiche non tassée
 
Epaisseur de neige fraiche irrégulière (effet du vent)
 
Manteau peu épais mais constitué de gobelets
Risque de déclenchement naturel par perte de cohésion. Risque de plaque friable
 
Risque d’effondrement par surcharge.
de consistance et de structure du manteau
Neige peu homogène dans les couches supérieures (plusieurs strates)
 
Neige compacte dans les couches supérieures puis s’effondrant sous le bâton.
 
Neige très humide, gorgée d’eau sur une épaisseur importante.
 
Neige fraîche reposant sur une surface glacée.
Présomption de plaque sur sous-couche détrempée (pluie, redoux) ou gobelets.
 
Coulées de neige lourde
 
Plan de glissement idéal
liés à la façon dont la neige récente est tombée et au temps qu’il a fait.
Intensité de la chute > à 3 à 5cm/heure
 
Epaisseur importante de neige fraîche sans tassement significatif
 
Vent modéré à fort pendant ou juste après la chute.


Température très douce pendant la chute ou dans les jours précédents
 
Température très froide (risque de gobelets)
 
 
 
 
 
 
Risque de plaque friable
 
Repérage de ses effets : corniche, neige soufflée, accumulation autour des rochers et des arbres, bruits sourds, fissures provoquées par les skis (dans ce cas danger plus qu’imminent)


Risque d’avalanche de neige humide.
 
Généralement le danger n’est pas immédiat. Il apparaîtra surtout lors de nouvelles chutes de neige.
…liées à l’observation de l’activité avalancheuse.
Pentes vierges avec observation de cassures ou de coulées dans des pentes voisines de même exposition.

 
 

 

Les facteurs d'instabilité du manteau neigeux

3) Le temps (actuel et prévu) peut-il jouer un rôle aggravant ?


CRITERES

DANGERS POTENTIELS

REMARQUES

Précipitations
·         Pluie
Neige continuant à tomber avec forte intensité
Humidification et déstabilisation du manteau neigeux (effet positif ultérieur, si un refroidissement marqué succède aux précipitations.
Température

En forte hausse
Réchauffement du manteau neigeux et déstabilisation
Vent
·         Vent modéré à fort
Vent chaud

 
Des plaques à vent peuvent se former en moins d'une heure avec un vent de 60 km/h.
 
Effet analogue à celui de la pluie ou d'un réchauffement (déstabilisation)

 
Nébulosité

Brouillard
 
Difficulté pour trouver un itinéraire sûr. Impossibilité d'observer le terrain

 

 

Le facteur humain

 

95% des accidents d’avalanche sont causés par les victimes mêmes.

Comment en arrive-t-on à décréter qu'une pente est sûre alors même que l'on est face à l'évidence quelle ne l'est pas ? Une explication possible est que l'on est trompé par des mécanismes inconscients ou par des règles empiriques qui guident nos décisions dans la vie de tous les jours.

 

Six mécanismes sont particulièrement connus pour intervenir largement dans la vie quotidienne :

 

  1. L'habitude
  2. L'obstination
  3. Le désir de séduction
  4. L'aura de l'expert
  5. Le positionnement social
  6. La sensation de rareté

Parce que ces mécanismes marchent si bien, et parce qu'on y a recours presque tout le temps, nous sommes peu préparés à nous méfier d'eux, même quand il s'agit de prendre des décisions graves.

 

 

Mesures de précautions, observez les conditions et leurs évolutions

 
Un comportement adapté lors de la montée réduit le danger d’avalanche. Lors de chaque aperçu d’un nouveau segment de paysage, l’observation systématique du terrain s’effectue selon les critères :
 
  • d’orientation (où je suis, où est l’objectif / l’objectif intermédiaire)
  • d’observation de la situation d’avalanche du prochain segment Observez les conditions nivologiques et météorologiques. Quelle est l’épaisseur de neige récente ? La surface du manteau neigeux, est-elle travaillée par le vent ? Des corniches sont-elles visibles ? Soyez très vigilant au cours ou immédiatement après un épisode neigeux accompagné de vent.Sachez qu'un manteau neigeux peu épais, surtout en début de saison, est souvent instable. Le regel est-il important ? La neige montre-t-elle des signes d'humidification ? Le temps est-il en train de changer ! Renforcement du vent, arrivée de brouillard ou de la pluie,...
  • à quel endroit le terrain est le plus praticable. Evitez les pentes raides et bien ensoleillées au début d'un réchauffement important, surtout après un épisode neigeux récent.
  • Sachez tenir compte de vos observations dans le choix de votre itinéraire : adaptez-vous, au besoin renoncez. réfléchir et trouver des mesures pour optimiser le risque

 

L'équipement

 

Un équipement de sécurité avalanche complet vous permet, en cas de danger, de localiser vos amis et de les sortir de l’avalanche.

 

 

Un équipement d’urgence ne permet pas d’éviter le déclenchement d’une avalanche ou l’enfouissement sous une avalanche.

 

Au début de chaque excursion figure le test du matériel de secours. Pour cela, chaque appareil D.V.A. est testé en émission et reception.

1. On commence par tester la réception des D.V.A. du groupe : le responsable est en émission, tous les autres en réception. Ils vérifient qu’ils reçoivent bien son signal.

2. Le responsable passe en réception, tous les autres en émission (position normale pour la rando).

3. Chaque membre du groupe passe chacun son tour devant le responsable.

4. Enfin, le responsable repasse en émission, et la rando peut commencer. On est assuré que tous les D.V.A. émettent et

reçoivent normalement.


 

 

Organisation d'un secours en avalanches

 

Une avalanche vient de se produire et votre groupe doit organiser les secours. Que faire ?
 
1. Si vous êtes témoin de l’avalanche, ne quittez pas les victimes des yeux. Repérez l’endroit ou elles disparaissent sous la neige pour limiter le champ des recherches. Sinon, c’est toute la zone d’avalanche, sans oublier ses bords qui devra être fouilléeMarquez avec vos bâtons/skis en croix le dernier point de disparition de la victime le plus vite possible pour ne pas le perdre de vue : vous ferez les recherches à l’aval.
 
2. Un chef doit se désigner pour coordonner les secours. C’est généralement le « chef » de la course qui assumera ce rôle, mais s’il est sous l’avalanche, cela pourrait être à vous de le faire !
 
3. Le chef désigne un ou plusieurs guetteurs qui se postent dans un endroit sûr depuis lequel ils peuvent observer l’amont de la zone de recherche. En cas d’avalanche, le guetteur prévient les autres (sifflet, cris). Ceux-ci repassent leur ARVA en position émission et ENSUITE SEULEMENT prennent la fuite latéralement.
 
4. Si l’effectif du groupe est suffisant (8 personnes ou plus), DEUX skieurs minimum peuvent aller déclencher les secours organisés (voir ci-dessous). Etre très prudent, car si ces deux skieurs ont à leur tour un accident, ils ne pourront pas être secourus efficacement. Dans la mesure du possible, envoyer deux skieurs de bon niveau, entraînés et connaissant bien la montagne et l’itinéraire.
 
5. En fonction de la taille de l’avalanche, le chef désigne un certain nombre de chercheurs entraînés qui seront chargés de la recherche des victimes.
 
6. Les personnes restantes attendent en lieu sûr, prêtes à venir en renfort pour apporter des pelles et des sondes, et creuser. Si des personnes semblent choqués, il peut être préférable de les occuper en leur faisant damer une DZ pour l’hélicoptère.
 
  • Préparez l'arrivée des secouristes
  • Regrouper le matériel et les personnes.
  •  Préparer une zone d’atterrissage pour l’hélicoptère (en piétinant la neige pour lui donner du relief, ce qui aidera le pilote).
 
 
7. Les chercheurs désignés effectuent un balayage de la zone d’avalanche à environ 50m d’intervalle, jusqu’à obtenir un premier bip.
8. Lorsqu’un chercheur obtient un bip et démarre la recherche d’une victime particulière, il doit veiller à ce que les autres se concentrent sur d’autres victimes : un seul chercheur (le plus entraîné) par victime. IL EST INUTILE D’ETRE PLUSIEURS A CHERCHER LA MEME VICTIME. Les autres doivent explorer d’autres zones, ou bien regagner un endroit sûr si leur présence n’est plus indispensable dans la zone dangereuse. Il est primordiale d’assurer une communication entre les chercheurs pour éviter de tels comportements et conduire une recherche efficace.
 
 
9. Une seule personne fait la recherche fine;
 
  •  Les autres, si disponibles, préparent les sondes et pelles ;
  •  On peut même commencer à sonder, sans se gêner ;
  •  Ne pas trop piétiner la zone (pour ne pas écraser une éventuelle poche d’air, vitale pour la victime).

Dans certains cas, il peut y avoir deux points sur une même ligne où le signal de l’Arva/Dva émetteur est le plus fort. Le point que l’on cherche est alors au milieu de ces deux points.Pour éviter de « passer à côté » de cette situation, il faut prolonger la ligne de 1 m de chaque côté du point de signal maximum (= une croix suffisamment large). Lorsqu’une victime est localisée, le chercheur demande du renfort, estime la profondeur de la victime avec une sonde ou un bâton. Creuser un trou d’autant plus LARGE que la victime est profonde.

 
10. Dégager la victime doucement, passer son DVA en mode réception pour ne pas gêner les autres chercheurs. Estimer son état et prodiguer des soins adaptés.
 
Secourir la victime

Les causes de décès des victimes d’avalanches :

  •  Traumatismes (20 % environ)
  • Asphyxie (70 % environ)
  •  Hypothermie (moins de 10 %)

 

Ne déplacez la victime qu’en cas d’absolue nécessité et avec beaucoup de précautions (attention à sa colonne vertébrale : risque de traumatisme grave).

  • Dégagez ses voies respiratoires. Dégager la neige de la bouche.
  •  Pratiquez les gestes de premiers secours (position latérale de sécurité, massage cardiaque, bouche-à-bouche).
  •  Isolez-la du froid (glissez des vêtements et sacs à dos sous elle, recouvrez-la d’une couverture de survie).
  • Surveillez son état en attendant les secours.
 
11. Lorsque toutes les victimes ont été dégagées, balayer à nouveau toute la zone pour s’assurer qu’il ne subsiste personne sous l’avalanche.
 
12. Si des secours organisés ont été prévenus par radio ou téléphone portable, rendre compte du résultat des recherches.
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